«Made in Europe»: l’offensive turque peut-elle profiter au Maroc?

Résumé détaillé
À l’approche d’arbitrages décisifs sur l’Industrial Accelerator Act au Parlement européen, la Turquie poursuit son offensive pour entrer dans le club du «Made in Europe». Elle dispose d’arguments industriels et de solides relais politiques et économiques. Son lobbying ouvrira-t-il la préférence européenne à d’autres partenaires de l’UE, dont le Maroc?
Depuis plusieurs mois, Ankara mène campagne auprès de l’exécutif bruxellois, des eurodéputés et des capitales européennes pour obtenir que ses productions bénéficient des nouvelles règles de préférences européennes prévues par l’IAA (l’Industrial Accelerator Act).
Le vice-président exécutif Stéphane Séjourné l’avait confirmé en avril, en réponse à une question du député grec Nikolas Farantouris, inquiet du traitement réservé aux produits turcs.
Mais au Parlement européen, les prétentions turques se heurtent désormais à la position des trois corapporteurs, qui ne retiennent que les Vingt-Sept comme périmètre de référence, et subordonnent l’ouverture aux pays tiers à des conditions cumulatives. L’union douanière ne constituerait donc plus, à elle seule, un passeport pour le «Made in Europe». Pas davantage que les accords de libre-échange.
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