Algérie: la pomme de terre, affaire d’État et marqueur de l’incompétence du régime

Resumen detallado
Un Premier ministre qui réunit ses walis, un président qui brandit la prison, des lois qui prévoient la perpétuité, des saisies au marché de gros: en Algérie, la pomme de terre est devenue une affaire d’État. Même les voix réputées proches des cercles de l’armée en font désormais le symbole d’un régime incapable de nourrir son peuple.
Le 6 novembre, sur sa chaîne YouTube, Saïd Bensedira a consacré près de deux heures de direct à la pomme de terre. Le titre de l’émission résume le propos: «Sept années de vaches maigres: ni pommes de terre, ni lait, ni pneus, ni huile». Exilé, considéré comme le porte-voix d’anciens généraux qui furent les protagonistes de la décennie noire, Bensedira n’est pas un opposant comme les autres.
Son réquisitoire tient en quelques phrases. «Nous n’avons pas pu régler le problème du lait, nous n’avons pas pu régler celui de la pomme de terre, ni celui de l’huile», lance-t-il, avant de s’en prendre aux responsables qui vantent une Algérie «puissance régionale», «État pivot». «Le peuple se bat pour la pomme de terre», constate-t-il.
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