Réserves en eau: comment une hausse de 51% des pluies s’est répercutée sur les barrages

Résumé détaillé
Avec 213,8 mm de pluie en moyenne, contre 141,7 mm l’année précédente, le Maroc a connu une année nettement plus humide. L’effet est visible dans les barrages, remplis à 65,84% au 7 novembre. Ils stockent 11,2 milliards de m³ d’eau.
Le cumul pluviométrique moyen au Maroc a atteint 213,8 mm durant l’année hydrologique allant du 1er septembre 2025 au 31 août 2026, en hausse de 51% par rapport à l’exercice précédent (141,7 mm). Il affiche également un excédent de 13,3% par rapport à la normale climatologique de référence 1991-2020, établie à 188,7 mm. Il s’agit, selon le ministère de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, de la première amélioration à l’échelle nationale après sept années consécutives de sécheresse.
Les écarts à la normale varient beaucoup d’un bassin à l’autre. Bouregreg et Chaouia affichent +38%, le Loukkos +36,2% et le Sebou +29,8%. L’Oum Er-Rbia gagne 21,9% et le Tensift 19,4%. Le Souss-Massa reste plus proche de la normale, à +7,7%.
La Moulouya recule de 0,1%, le Draâ-Oued Noun de 3,2% et Sakia El Hamra-Oued Eddahab de 12,2%. Cette dernière région, très sèche, enregistre pourtant 436,8% de pluie en plus par rapport à 2025. Dans le bassin Guir-Ziz-Rheris, les précipitations chutent de 35,7% sur un an.
Apports et fournitures d’eau par bassin hydraulique (en millions de m³)
Ces pluies se retrouvent dans les retenues. Les barrages stockent 11,2 milliards de m³ au 7 novembre, soit 65,84% de leur capacité. Les apports de l’année hydrologique atteignent 18,24 milliards de m³.
La pluie ne fait pas oublier la chaleur. De janvier à octobre 2026, la température moyenne dépasse de 0,98°C celle de la période 1991-2020. Huit mois sur dix sont plus chauds que la normale, seuls janvier et mars faisant exception. Septembre établit un record, avec +2,75°C, contre +2,00°C en 1987.
Le ministère renforce sa météorologie. Le programme «Ghaith» d’ensemencement des nuages a reçu 40,34 millions de dirhams (MDH) en 2026, pour de nouveaux centres et des sites à Taza, Khénifra, Al Haouz, Taroudant, Taounate et Chefchaouen. Le volet 2026-2030 du programme est chiffré à 159,5 MDH.
Le réseau d’observation compte 433 stations automatiques en septembre 2026, contre 198 en 2021, soit 119% de plus.
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